Résidence « Oued Kiss » – Cie Nomade

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Résidence « Oued Kiss » – Cie Nomade

Cette saison 2019-20 en résidence longue à L’École Buissonnière – Théâtre Populaire, le collectif Nomade répéte son nouveau spectacle « Oued Kiss »

OUED KISS

Par Adbel et Nordine Baraka ; mise en scène : Jean-Maurice Boudeulle ; avec l’aide précieuse de Jean-René Genty et de la fatrie Baraka

Oued kiss c’est une épopée qui retrace la vie de notre père de sa naissance en 1920 dans un village près de l’Oued Kiss (une rivière qui fait frontière aujourd’hui entre l’Algérie et le Maroc) jusqu’à la fin de sa vie en 1994. (Nordine Baraka)

« Ce n’est pas la première fois que Nordine et Abdel Baraka mettent en scène leur Père. Dans Hajet Lec (il était une fois), on le voyait, el Hadj, raconter des histoires, fabriquer des sifflots pour les tiots, glaner des patates et chanter le Talba… On le savait depuis lors, blagueur, mineur, aimant et croyant.
Avec « Oued Kiss », on va découvrir toute sa vie ou presque (on ne saura jamais tout) ou plus encore (on en imagine pas mal)… la vie de Ahmed Baraka ne se donne pas comme ça au premier abord. Elle se reconstitue patiemment, comme un puzzle, un « vitrail brisé »… Toute la famille des deux côtés de la Méditerranée est mise à contribution, les objets du père réquisitionnés ! Comme tous les anonymes que chérissent Nordine et Abdel, le héros Ahmed a plus d’une vie cachée, plus d’un tour dans son sac, ou plutôt plus d’une blague glissée dans son Coran,. Ahmed a beaucoup de Jaha, le Nacerdine maghrébin. Ses réparties sont aussi chargées de bon sens que de non sens, son entêtement et sa foi aussi dures que les pierres de l’Oued Kiss.
Entre l’Oued Kiss où tout commence, et l’Oued Kiss où tout finit un jour, des dizaines de traversées, de retours et d’aventures qui s’égrènent comme des épisodes d’un roman épique : Ahmed amoureux, Ahmed immigré à Drocourt, Ahmed arrêté, Ahmed reconstructeur de la France, Ahmed se marie, Ahmed convoyeur, Ahmed Moudjahidine, Ahmed en prison, Ahmed mineur docile, Ahmed Imam indocile, Ahmed éducateur révolutionnaire….
Pour dire tout cela, les frérots ont hérité du père le goût des mots, des bons mots, des mots qui chantent au point qu’ils ne résistent jamais à les mettre de temps en temps en chanson. Entre deux ( !) ils racontent, ils se prennent au jeu, se retrouvent père, mère, soldats, sœurs, frères, parrains…
Comme l’Oued Kiss au Printemps, leur langue court habile, poétique, pudique, drôle, épique, toujours sincère, elle claque aussi parfois, réveillant au passage l’endormi, et nous nous la suivons courant , faisant fi des frontières. »
(Jean-Maurice Boudelle, note de mise en scène)

LA COMPAGNIE NOMADE

Une nouvelle histoire sur les fondations des Atellanes
La compagnie Atellanes est née en 1984… Bribes d’histoires.
Kader et Bakir vont à la piscine, ce jour là, comme chaque année à la même époque le bassin est vidé. Il fait froid et la MJC de HéninBeaumont est ouverte, ils entrent et font du théâtre parce qu’il y a un atelier de théâtre. Très vite le théâtre prend la place de la piscine, jusqu’au jour ou ils décident de monter une compagnie de théâtre dans le quartier. C’est entre copains et devant des copains qu’ils présentent leur premier spectacle en 1984: « Bonjour les 10 gags « , un montage de sketchs qui ressemblent à la troupe, drôle et acide. A la fin de l’année 1989, le groupe se structure en association et obtient de la Mairie une subvention annuelle de 12 000 Fr. Les années 90 sont marquées par les départs de plusieurs éléments moteurs du groupe qui se professionnalisent (intermittents du spectacle).

 

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